Mamma Mia!

FR –

Nos plats sont désormais à emporter : Jeudi, Vendredi, Samedi de 17h à 21h

Soupe, spaghetti, croques, hot-dogs à la choucroute maison, lentilles aux légumes. Les soupes pasteurisées en bocal sont déjà prêtes!

+ Hots-dogs à la choucroute maison

+ Jeudi SPECIAL

+ VENDREDI & SAMEDI VEGGIE BURGERS

Réduction de 10% si vous amenez vos propres récipients (sauf la soupe)

Réservation : 02 245 78 72 ou 0472 20 35 78 (pas de réservation par mail ou Facebook SVP)

Jeudi SPECIAL

22/10 Boulettes maison à la sauce tomate, riz basmati, salade verte 13,5€

29/10 Gravlax de truite wallonne et bio, couscous au gingembre, aux petits pois et coriandre, roquette 18,-€

Friday’s VEGGIE BURGERS : aussi le samedi!

Le Classic Cheddar 10€

laitue, burger végétarien, cheddar, tomate, oignon rouge, cornichon, patates rissolées, mayonnaise maison

NDS –

Onze gerechten zijn nu take-away : Donderdag, Vrijdag en Zaterdag van 17u tot 21u

Soep, spaghetti, croques, hot-dogs met huisgemaakte zuurkool,linzen met groenten. De gepasteurizeerde in bokaal soep is klaar!

+ Hot dogs met huisgemaakte zuurkool

+ Donderdag SPECIAAL

+ Vrijdag & Zaterdag VEGGIE BURGERS

Korting 10% als je eigen containers mee neemt (behalve soep).

Reservering : 02 245 78 72 of 0472 20 35 78 (geen reservering door e-mail of Facebook AUB)

SPECIA(A)L Donderdag

22/10 – Huisgemaakte ballekes met tomatensaus, basmati rijst en groene sla 13,5€

29/10 Gravlax van bio waalse forel met kalk, couscous met gember, erwten en koriander, roquette 18,-€

Friday’s VEGGIE BURGERS, ook Zaterdag!

De Classic Cheddar 10€

sla, veggieburger, cheddarkaas, tomaat, rode ui, augurk,gebakken aardappelen, zelfgemaakte mayonaise

 

 

 
 

Et aussi : spaghetti à la bolognaise, lentilles aux légumes, croques divers, soupe maison, plat du moment, hot-dogs à la choucroute maison

 

Attention : pandémie d’incohérence

Les représentants politiques du pays prétendent vouloir clarifier les prescriptions et injonctions des pouvoirs publics dans le cadre du protocole sanitaire lié à la gestion de la crise Covid-19, ils prétendent vouloir faire preuve d’empathie (dixit Alexander De Croo au JT du 10/10) et susciter l’adhésion à ces nouvelles mesures. On en est très loin. Et le chaos des réponses officielles à l’évolution de la pandémie suscite la colère, la peur et la dissension bien plus que l’adhésion et la vigilance.

1° Avec la nouvelle mesure du 7/10/2020 visant les HoReCa, une crainte supplémentaire est l’arbitraire dont la police doit faire preuve lors des contrôles. Et on ne voit pas comment il pourrait en être autrement : elle n’est pas formée pour déterminer les critères selon lesquels une profession s’exerce ou non.

Exemple : un café-resto schaerbeekois couru reçoit la visite de la police qui lui demande de fermer son établissement, habituellement fréquenté tant par des clients qui consomment juste un verre que par des clients qui s’installent pour un repas 3 services, et ce alors que l’établissement a le code Nacebel de restaurateur et l’accès à la profession.

Depuis le début de la crise, les exemples sont légion de sanctions abusives d’un côté, un travailleur sans masque dans une rue déserte à 1h du matin, et de laisser-aller de l’autre, des cafés bondés à Bruxelles-Ville avec une police qui refuse d’intervenir au moment le plus strict du confinement au titre que « ça ne sert à rien, les amendes ne sont pas poursuivies alors ils s’en fichent » et que son « bourgmestre a bien autorisé une manifestation de 10.000 personnes » (textuellement sorti de la bouche d’un agent du commissariat de Bruxelles-Ville). Les policiers sont comme tout le monde : ils ne s’y retrouvent guère. Sans compter qu’ils sont en sous-effectif permanent et noyés de tâches administratives.

Il ne revient pas à un ministre, fût-il Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, de réécrire la loi en apportant de nouvelles définitions de ce qui est ou non considéré comme de la restauration.

Les codes Nacebel visent à protéger des professions qui demandent des qualifications particulières, à déterminer quel corpus de la législation sanitaire et sociale s’applique à leur pratiques et à l’administration de leur activité ou à la taxation. Jusqu’ici il n’est déjà pas évident de savoir clairement ce que l’on est autorisé ou non à servir au client au titre de la petite restauration (puisque les listes officielles sont publiées à titre informatif et non exhaustif) et, in fine, c’est l’appréciation du contrôleur de l’AFSCA qui valide selon les circonstances.

Alors de deux choses l’une, soit on fixe des critères clairs d’accueil des clients, renforcés selon les exigences de la situation sanitaire et qui sont valables pour tous les établissement du secteur HoReCa (ou autres) quelque soit le détail de leur activité quotidienne, soit on s’en tient à l’existant des mesures actuelles ET on prend des dispositions pour renforcer les contrôles, avec des procédures claires et des procès verbaux. Car de fait, les soirées privées, elles ne s’arrêtent pas et sont bien plus incontrôlables que les mesures de précaution dans les lieux publics et, de fait, certains établissement continuent de faire fi de toutes les interdictions et mesures de précaution dictées par la crise sanitaire. Le hiatus, c’est que ceux qui respectent les règles et veillent à la sécurité de leurs clients payent pour les autres du fait du manque d’organisation et de capacité des pouvoirs publics dans le contrôle et la sanction des contrevenants.

Pour l’instant, les précisions apportées par le Ministre-Président n’en sont pas et il est impossible pour de nombreux gérants d’entreprise de savoir à quelle sauce ils seront mangés, qu’ils restent ouverts ou qu’ils ferment, d’autant moins que rien n’est encore fixé ni communiqué au sujet des hypothétiques aides qu’ils pourront obtenir. L’insécurité est donc très grande, que ce soit d’un point de vue juridique et administratif, du point de vue de la sécurité d’existence des entreprises de l’HoReCa ou que ce soit du point de vue de la sécurité d’existence des indépendants qui gèrent ces entreprises.

Should I stay or should I go ? Comme diraient The Clash…

D’après l’Arrêté du Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale portant fermeture des bars et arrêtant des mesures d’urgence pour limiter la propagation du coronavirus COVID 19, du 7 octobre 2020 :

Article 1. – Pour l’application du présent arrêté, on entend par :

1° Lieu de consommation de boissons : établissement accessible au public ayant pour

vocation la consommation sur place de boissons alcoolisées ou non alcoolisées y compris lorsque cette activité est accessoire. Sont notamment visés les cafés, les bars, les débits de boisson, les salons de thé, les buvettes et tout autre lieu proposant la consommation sur place de boissons alcoolisées ou non alcoolisées.

2° Restaurant : établissement accessible au public ayant pour vocation à titre principal de préparer et/ou de mettre à disposition du public des repas prêts à consommer sur place ou à emporter et respectant au minimum les modalités spécifiques suivantes en cas de consommation sur place :

– les tables sont disposées de manière à garantir une distance d’au moins 1,5 mètre entre elles, sauf si les tables sont séparées par une paroi en plexiglas ou une alternative équivalente, d’une hauteur minimale de 1,8 mètre;

– un maximum de 10 personnes par table est

autorisé;

– seules des places assises à table sont autorisées;

– chaque client doit rester assis à sa propre table;

– le port du masque ou, si cela est impossible pour des raisons médicales, d’un écran facial est obligatoire pour le personnel de salle;

– le port du masque ou, si cela est impossible pour des raisons médicales, d’un écran facial est

obligatoire pour le personnel de cuisine;

– aucun service au bar n’est autorisé;

– les terrasses et espaces publics sont organisés conformément aux prescriptions édictées par les

autorités communales et dans le respect des mêmes règles qu’à l’intérieur.

Qu’entend-t-on par « à titre principal » ?

Si votre activité est enregistrée sous les codes Nacebel de café et bars (56.301) ET de petite restauration, dite « restauration à servie restreint (56.102), a priori ce n’est pas comme « restaurant » dans le sens traditionnel du terme. Pourtant cela ne dit rien du caractère principal ou non des repas que vous servez à table ou à emporter et on se demande bien comment la police chargée du contrôle fera la différence. Ainsi les snacks loin d’être des restaurants au sens traditionnel du terme, semblent (?) autorisés à poursuivre leur activité en dépit de la difficulté à faire respecter la distance sociale dans les files de clients. Ainsi, à partir de 10 % de votre chiffre d’affaire en nourriture servie au client découle l’obligation d’équiper votre établissement d’une boîte noire qui relie directement votre caisse électronique à l’administration fiscale. Peut-on donc considérer que la part de restauration est « principale » à partir de 10 % du chiffre d’affaires, ou 25000€ par année civile en nourriture (hors boissons et hors plats à emporter) ? Là aussi, comment la police procédera-t-elle au contrôle ? Faudra-t-il présenter la preuve de notre chiffre d’affaires en restauration (fût-elle « petite ») des mois précédant (en période Covid donc) à la police chargée des contrôles ? Celle-ci aura-t-elle été formée à l’analyse de vos résultats ?

Peut-on, lorsque son établissement est équipé d’une cuisine, mettre le couvert en place sur toutes les tables et se convertir à la préparation de plats du jour ou de plats snacks ? Peut-on à cette fin, en vitesse encoder un nouveau code Nacebel, pour justifier du service de nourriture à titre principal ?

L’incertitude est grande.

Si tu restes ouvert et qu’on te dit que tu aurais du fermer, tu risques une amende salée.

Si tu fermes et qu’on te dit que tu aurais du rester ouvert, tu n’auras peut-être pas d’aide.

Et quelle aide ? « Pour une poignée de dollars » qu’es-tu prêt à risquer ?

Si l’aide n’est pas suffisante, la faillite qui guette te prends. Si l’amende qui guette te prends, la faillite te prends.

Jouer le jeu incohérent de nos « représentants » politiques pour rester dans les clous quitte à tout perdre? Rendre service à tes clients qui n’en peuvent plus et on besoin de vie sociale dans des lieux encadrés et maintenir un service minimum, quitte à tout perdre ?

Laisser ton coeur faire du yoyo au gré des annonces gouvernementales d’ouverture/fermeture ou élaborer pendant un mois mille scénarios et stratégies de reprise sans savoir dans quel panier mettre tes œufs ? Annoncer un nouveau fonctionnement, investir et puis recommencer encore et encore ?

Dites-nous Monsieur le Ministre-Président Vervoort, comment savez-vous ce que vous feriez puisque vous n’y êtes pas du tout ?

L’impératif sanitaire que nos politiques mettent dans la balance avec les désastreuses conséquences économiques et sociales de l’épidémie ne fait plus le poids.

Réalisez-vous seulement, messieurs et mesdames les ministres et bourgmestres le ras-de-marée économique et social que vous provoquez ?

Pensez-vous réellement que les hôpitaux vont cesser de se remplir du fait de vos mesures ?

Car à côté des patients Covid, il y a ceux, de plus en plus nombreux, qui pètent les plombs et finissent en service psychiâtrique, ceux qui comme seule échappatoire à leur agressivité et leur peur cognent sur le premier passant en rue ou sur leur famille, ceux qui à force d’isolement se pendent chez eux, ceux qui sont sous-alimentés en attendant (au moins 1 mois) d’obtenir un premier rendez-vous au CPAS et encore 1 à 2 mois qu’une première aide misérable soit débloquée, ceux qui subissent des cambriolages violents de la part de gens dénués de tout qui cherchent à survivre, ceux qui meurent d’overdose dans une ville où le contrôle de la drogue et des mafias devient impossible, ceux qui ne peuvent plus se payer de médecin ou de médicaments, les sans abris que plus personne ne peut/veut aider, les entreprises qui imposent le télé-travail et poussent leurs salariés à la maladie ou au burn out…on continue ?

Jusqu’ici la peur de la maladie et ses conséquences à long terme justifiaient pour la toute grande majorité de la population les efforts et les privations pour garantir la santé des individus et de la collectivité. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Les conséquences sont directes : la propagation du virus repart à la hausse.

Il revient aux autorités publiques d’élaborer des solutions réalistes, sachant que le seuil de tolérance et de souffrance des personnes n’est pas sans limite. Mais « demander » à la population de continuer à subir aveuglément l’incurie et le manque total d’anticipation de ses politiques, non c’est trop.

« Ce n’est pas le moment de faire des analyses de ce qui a été bien ou mal fait » dans les mesures gouvernementales, « il faut continuer à gérer la crise » dit Alexander De Croo.

Ah bon ? Est-ce à dire qu’on doit vous laisser répéter indéfiniment les mêmes fadaises et faire semblant que vous êtes crédibles ? Est-ce là votre « demande à la population » ?

Ne peut-on exiger que les bisbilles du pouvoir ne cèdent la place à une union nationale face à la crise ?

Ne peut-on pas vous demander pourquoi, alors qu’on sait depuis janvier 2020 que le Covid-19 a fait son apparition, vous avez préféré mettre l’économie à genoux puis à terre au lieu de voter les budgets et les formations nécessaires à la construction d’infrastructures hospitalières et au recrutement de personnel médical, à la production sur notre territoire du matériel manquant, à la formation et au recrutement d’agents de contrôle des mesures sanitaires ?

Pourquoi, si l’objectif est de « gérer » la propagation du virus (plutôt que de s’illusionner sur son enrayement total) et d’éviter à tout prix l’engorgement des hôpitaux, ne pas avoir créé des paliers dans les risques de contamination (cohortes de population exposées, alternance de lock down et fonctionnement normal etc) que tout le monde aurait pu appréhender et anticiper ?

Janvier 2020… bientôt 10 mois.

Votre rôle est d’anticiper. C’est votre responsabilité. Celle qui est sensée justifier vos salaires, vos pensions exorbitantes, vos parachutes dorés que nous, citoyens lambda, n’avons pas.

Pas de plan de crise, pas de stocks stratégiques pour la santé, pas de connaissance et encore moins de prévention dans les secteurs économiques clés en situation de crise, pas de réquisition d’entreprises pour produire le matériel de prévention manquant et des millions d’euros gaspillés dans des achats qu’on savait périlleux en Asie.

Là aussi c’est la population et les entreprises qui font face.

Ne peut-on se demander  qui, au coeur de la crise, profite de l’économie virtuelle et de ses arnaques, des services bancaires réduits, du déploiement des réseaux sociaux, de la peur de la maladie ?

Pourquoi vous n’envisagez aucune approche particulière pour résorber et gérer la pandémie de pauvreté et de faim criante dans les rues des villes ? Pourquoi vous n’avez pas tenu compte de la fracture numérique dans les mesures de gestion de crise ? Pourquoi il n’y a (toujours pas) aucune action ou communication ciblée en fonction des catégories de population (des sportifs qui s’adressent aux jeunes par exemple) ?

Vous pariez dangereusement sur les capacités financières de l’état à absorber la chute vertigineuse de l’économie à coup d’aides et de pansements parce que vous-mêmes voulez croire et faire croire à la mise sous contrôle de l’épidémie, ce que rien de garantit pourtant.

Nous croyez-vous assez dupes pour croire que la crise économique que vous provoquez (pas le virus) s’estompera avec le nombre de lits vacants dans les hôpitaux ?

Nous croyez-vous assez dupes pour penser que la population ne supportera pas le poids d’une dette nationale accrue pendant les 10 à 15 années à venir, à coup de coupes budgétaires dans la culture, la santé, le sport, l’enseignement, le soutien au monde associatif (qui assume pourtant nombre des missions en principe dévolues aux pouvoirs publics) ?

Nous croyez-vous assez dupes pour croire que les entreprises que vous déciderez que nos impôts doivent soutenir pour la reprise ne sont pas les mastodontes dont vous êtes actionnaires au prétexte qu’elles sont « pourvoyeurs d’emploi » ?

Savez-vous seulement que les TPE sont bien plus sûrement pourvoyeuses d’emplois stables du fait de leur aspect familial et de leur taille humaine ? Qu’elles rendent aussi de nombreux services de proximité et sont indispensables à la vie des quartiers ?

Peut-être pourrait-on enfin se pencher sur des changements globaux de société plutôt qu’à de simples solutions de circonstances prises dans l’urgence.

L’image globale que rend la gestion de la crise Covid-19 est elle aussi cahotique, en dépit de la volonté perpétuelle des autorités belges, en particulier bruxelloises, de vouloir briller sur la scène internationale et de leur obnubilation à montrer qu’elles sont capables de « prendre des Dé-cisions » fortes. L’habit ne fait pas le moine et l’image qui s’en dégage est plutôt celle de menu fretin qui suit le courant, mais sans cohésion politique.

De manière générale, les élus politiques, que ce soit au niveau fédéral, régional ou communal, au Nord, au Sud ou à Bruxelles, semblent situés complètement en dehors des réalités du terrain.

Leur approche est statistique et technique ou électoraliste. Notons toutefois que pour une fois elle n’est pas exclusivement économique – peut-être un syndrome du héros qui tend à prouver sa capacité à sacrifier l’essentiel qu’on lui reproche souvent de tourner à l’obsession?

Mais les comportements humains ne sont pas régis par la même approche technocrate et statistique. Les réactions des hommes et des femmes en situation de crise n’est pas mécanique et n’est pas calquée sur les protocoles élaborés en hâte.

L’Homme est un animal social. L’interaction avec la communauté lui est vitale. Son sentiment d’appartenance à des groupes, sa capacité à exercer une maîtrise minimale sur son environnement de vie, le degré de sécurité d’existence dont il bénéficie déterminent ses attitudes et comportements bien davantage que le sentiment du devoir envers la collectivité. La collectivité devient valeur lorsqu’elle est un soutien et un refuge et le sentiment d’appartenance collective se cultive, il ne s’impose pas.

Oui nous avons peur pour notre santé individuelle et celle de nos proches et oui nous nous soucions de l’impact à court, moyen et long terme sur la collectivité. C’est bien pour cela que de nombreux citoyens résistent aux mesures insensées qu’on tente de nous imposer, tout en appliquant les précautions de bon sens que tout un chacun est en mesure d’apprécier comme telles : les gestes barrière. Et si aujourd’hui un nombre croissant de personnes s’en éloignent, ce n’est pas par manque de moralité ou d’intelligence mais plus simplement du fait insupportable et inapplicable que l’exagération et l’incohérence des mesures prennent dans leur quotidien. Et aussi parce que la faim est un levier bien plus puissant que la crainte de l’autorité ou même de la maladie.

Par contre, on observait dans les rues, dès le relâchement des contraintes il y a quelques semaines, que la grande majorité des gens étaient vigilants et prenaient leurs responsabilités en maintenant toutes les précautions possibles pour éviter la propagation du virus.

La confiance, la valorisation et l’exemple de ses semblables sont certainement plus efficaces que la coercition, d’autant que celle-ci ne s’applique pas à l’intérieur des espaces privés.

Il serait sans aucun doute plus constructif de cesser de considérer les citoyens comme des enfants ignares et irresponsables qu’une élite paternaliste doit guider et maîtriser.

La population a également une expertise, que n’ont très généralement pas les décideurs politiques : celle du quotidien partagé par des millions de personnes et à cent lieues de ce que peuvent savoir ou comprendre les élus politiques depuis leur quotidien à eux.

Croyons-nous sérieusement que dans quelques mois le virus disparaîtra sous l’effet d’une hypothétique vaccination ? On nous dit que pour que cela arrive, 70 % à 80 % de la population mondiale devra être vaccinée. Quand on voit le temps nécessaire à la production et au traitement des tests de dépistage ou de simple matériel de protection nécessaire dans les hôpitaux, on se demande en combien de décennies ce serait réalisable… Quand on voit aujourd’hui les déplacements massifs de population en raison des guerres, de la famine ou des catastrophe climatiques, on se demande comment ces millions de personnes seront vaccinées… Quand on considère le scepticisme grandissant de pas mal des bobos issus des classes moyennes envers la médecine traditionnelle, on esquisse un sourire…

Aujourd’hui, nous commençons à comprendre que notre mode de vie consumériste et la surpopulation planétaire condamnent notre existence à voir se répéter ce type de fléau.

Peut-on imaginer encore, dans notre monde globalisé, que ce type de pandémie fera figure d’exception ? Le fait est que nous n’y sommes pas préparés et que nous sommes jusqu’ici incapables de changer nos modes de vie de façon à nous préserver à long terme.

La solution n’est pourtant pas nouvellement vantée : changer nos modes de vies enfin, accepter que le progrès ne passe pas nécessairement par l’invention de nouvelles technologies qui repoussent indéfiniment nos racines naturelles, provoquent davantage de fractures sociales et tronquent les images de la réussite.

Faut-il vraiment croire que notre réussite économique et sociale passe par l’intelligence artificielle, les grosses voitures bourrées d’électronique polluante et génératrices de guerres pour des minerais, que nous ne pouvons pas survivre sans douches multi-jets, jacuzzis privés et piscines chlorées, sans vacances sur des îles artificielles via des compagnies low-cost, sans appareils énergivores?

Qu’aurait-on fait chacun individuellement pour « mériter » ce confort moderne au détriment d’un seuil d’existence ne fût-ce que décent de millions d’autres qui n’ont même pas l’électricité ou l’eau courante et qui se crèvent dès l’enfance dans les mines qui alimentent nos smartphones ?

On peut aussi taxer les environnementalistes de hippies alarmistes, de gentils rêveurs et de tout ce qu’on veut, le fait est que pendant que le Covid court et que naissent ses petits frères, le soleil brûle, les glaciers fondent, l’eau monte et les mouvements de population restent à jamais incontrôlables.

 

Vanessa Crasset

Gérante du Babelmet

Pfff! Ouvert-Fermé-Ouvert

Comme tout le monde, on essaie de s’y retrouver dans le mic mac des mesures gouvernementales.

Jusqu’à nouvel ordre on reste ouvert le midi et le soir MAIS uniquement pour des repas à table. Impossible donc de prendre simplement un café ou une bière…snif.

Et du coup on ne peut pas rester ouverts entre les services de repas, donc le Babelmet ouvre de 11h45 à 15h (dernière commande 14h30) et de 18h00 à 22h (dernière commande 21h30). Nos plats sont également à emporter.

La réservation de notre salle Célestine et de la salle arrière est suspendue jusqu’à qu’on comprenne enfin combien de personnes peuvent être accueillies dans ces salles, pour quoi faire, à quelles conditions et avec quelle responsabilité.

Nous vous souhaitons bon courage dans cette nouvelle et épreuve et espérons vous retrouver très bientôt!

Vanessa et Hubert